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Spectacle « Respire » le vendredi 19 mai 2017

par Hervé Hoarau.

C’est par un matin pluvieux de mai que la chorale du collège Villey Desmeserets s’en est allée chanter dans la campagne de Mézidon-Canon. Partis en bus à 9H15 du collège, les 20 choristes sont arrivés à la salle « La Loco », salle qui a vu, avant eux, de nombreux artistes se produire (Calogero, Gérald de Palmas, Sanseverino, Linda Lemay...) et en verra d’autres. Photo-souvenir devant la salle avec notre professeur, Mme DUPONT mais aussi avec Jean-Jacques, un surveillant du collège et la maman de Meylan qui nous accompagnent toute la journée. D’abord, on pose les sandwichs sur une table et on repère les WC, puis on va déposer les sacs sur des sièges de la salle. D’autres choristes, d’Argences sont arrivés. Sur la scène, les praticables (= les estrades) sont déjà installés (question : on va tous tenir à 90 dessus ? ) ainsi que des instruments... attendez voir, il y a une batterie, un djembé, une contrebasse, des guitares, un ukulélé, un clavier et un violoncelle. Nous voilà effectivement 86 sur scène. Il faut se placer de manière à voir notre chef de chœur, en l’occurence, Delphine notre professeur de musique ou Antonella professeur au collège d’Orbec. Les autres professeurs Damien, Florent et Sébastien joueront des instruments pendant le spectacle, accompagnés par Frédéric, un batteur embauché pour la journée et la soirée. Au commandes du son c’est Cyril. Il est placé au milieu des spectateurs, dans la salle, pour faire des réglages. Non seulement les instruments sont amplifiés mais les voix des choristes aussi sont amplifiées pour être bien entendues dans toute la salle. Les micros sont placés sur des perches, au-dessus de nous. On doit prendre garde de ne pas les toucher car ils sont sensibles. On fait d’abord, comme tout chanteur qui se respecte, un échauffement vocal, avant d’attaquer les chants. C’est vraiment bizarre de se retrouver là. On est serrés, il faut écouter les consignes et rester bien droit. On répète les chants mais on est déstabilisés par des voisins inconnus et d’autres voix, devant, derrière, sur les côtés. C’est long de rester debout et il fait chaud, on est serrés comme des sardines... quelques-uns d’entre nous se sentent mal et quittent les rangs pour aller s’asseoir et respirer un peu quelques temps, puis ils remontent sur scène. Une fois le repas terminé, on reprend les répétitions mais cette fois-ci on reste assis dans les sièges des spectateurs, pour garder de l’énergie pour le filage, c’est à dire l’enchaînement complet des chants sur la scène depuis l’entrée des artistes sur scène jusqu’à leur sortie. L’entrée sur scène doit aussi respecter un ordre d’arrivée pour éviter une montée anarchique sur scène. On cale les changements de direction entre Antonella et Delphine, les fermetures de rideaux, les vidéos, les lectures d’élèves... eh oui, il n’y a pas que du chant... c’est un spectacle complet qui montre la réalité de l’état de la planète avec des démonstrations scientifiques pour expliquer le réchauffement climatique, le greenwashing, les risques écologiques dans l’avenir... On fait une petite pause en milieu d’après-midi et une longue pause avant le spectacle pour manger et nous changer. Tenue : haut bleu / bas bleu ou noir pour être dans le thème du spectacle... Et puis le moment arrive où le public commence à affluer, dont les parents, au compte-goutte, dès 20H. On a la sricte consigne de rester dans la salle afin d’éviter de croiser nos familles, pour ne pas être déconcentrés. On fait quelques exercices de relaxation derrière les estrades, avec Antonella en attendant de monter sur scène...c’est long ! À 20H30, on monte sur scène, bien disciplinés et on reprend les places qui étaient les nôtres pendant les répétitions. Les lumières s’éteignent dans la salle, ce qui nous empêche de voir le public, au contraire des projecteurs braqués nous qui diffusent une lumière bleue, comme la couleur de notre planète !

On a le trac. Les professeurs font un rituel entre eux (des accolades pour s’encourager et produire de bonnes vibrations pendant le concert) et quelques minutes après, le bruit de l’eau qui coule se fait entendre pour annoncer la première chanson, « l’eau » de Jeanne Cheral, qui est dirigée par Mme DUPONT, notre professeur... les rideaux s’ouvrent... et c’est parti pour un peu plus d’une heure de chant... on est bien préparés et rassurés, tout va bien se passer ! « Oh c’est l’eau, c’est l’eau, c’est l’eau qui m’attire c’est l’eau »...

À la fin de notre spectacle un tonnerre d’aplaudissements, deux rappels et des spectateurs qui dansent dans la salle... on a bien chanté, on est fiers de nous, prêts à recommencer !